|


L’Eglise :
L'église paroissiale dédiée au saint ermite, petite et pauvre, formait dès l'origine une croix latine. Les chapelles de la Vierge et de St Sébastien datent de 1653 et de 1664. A la partie Ouest, s'élève une tour construite en 1863/64 avec de la pierre tirée de la vallée de la Mayenne et dont la particularité est de rouiller très vite, ce qui donne au clocher un air d'antiquité. Dans les contreforts qui semblent être du XV é, sont employées des pierres tombales, massives, marquées de croix nimbées, d'un caractère archaïque et prises à tort pour des crosses abbatiales. La porte méridionale a son linteau sculpté en creux d'une accolade et marqué de la date 1613.
A l'extérieur de l'église, une pierre tombale de 1,40 m / 0,70 m est dressée . L'église a été remaniée au XIX éme siècle.
A l'intérieur, on remarque des bandes noires ornées d'armoiries, peintes sur le mur autour du chour et derrière le grand autel un retable réalisé en 1759 par Jean Moulin, menuisier au faubourg St Antoine à Paris. Ce retable est surtout remarquable par l'importance accordée au tableau central.
L'abbé MAUTAINT à son arrivée en 1893 envisage la reconstruction de l'église. Il réunit même sous la forme d'une souscription la somme de 59 915 francs de l'époque. Mais les événements allaient en décider autrement, lors des lois de séparation de l' Eglise et de l'Etat, l'inventaire de l'église fut tenté sans succès en raison de l'hostilité manifestée par 250 habitants de la commune et malgré la présence de 5 gendarmes, le 13 février 1906.
L'inventaire eut lieu quand même ! Et depuis c'est la commune qui est propriétaire. A défaut d'être neuve, l'église sera réparée et embellie. Le curé MAUTAINT y mettra tous ses talents de « compagnon-bâtisseur » et d'artiste, payant de ses deniers et de sa personne pour qu'elle soit la plus belle, la plus digne possible.
La grotte de St Fraimbault
« Taillée naturellement entre les failles du rocher dit Roche Cornue, l’accès jusqu’en 1898 était très difficile et plus aisé quand les eaux de « La Mayenne » étaient basses ».
A son arrivée en 1893, le curé MAUTAINT se désole de l’abandon de la grotte, alors propriété de sœur Catherine d’Héliand. Le taillis l’entourant, appartenait lui , à la municipalité qui le vendit pour la somme de 100 francs. Dés octobre 1897, le curé MAUTAINT trace les sentiers d’accès, ,élargit l’anfractuosité, maniant la pelle, la pioche et même la barre à mines. Il bénira la grotte en 1899 après qu’il eût obtenu du pape Léon XIII « les droits d’indulgence plénière, une fois l’an, à celui qui confessé et communié, visite la grotte et prie pour l’église ».
Dix ans plus tard, le curé MAUTAINT fait « sauter » des rochers à quelques mètres de la grotte de St Fraimbault et en creuse une autre pour y placer des statues de Notre Dame de Lourdes et de Ste Bernadette.


La Communauté de St Georges de Lisle
En 1867, le Château de l’Isle , propriété de Mme d’Héliand accueillait les vieillards, les pauvres, les orphelins.
En octobre 1875, arrivent les premières « Filles de la Charité » ordre fondé en 1633, par Vincent de Paul et Louise de Marillac. La congrégation prend ainsi officiellement possession du domaine de l’Isle qui se nommera désormais St Georges de Lisle.
Au fil des années, toujours fidèle à sa vocation, et devant le nombre sans cesse grandissant d’orphelins et de vieillards, le château s’agrandira de bâtiments sous l’impulsion de Sœur Catherine, revenue en qualité de Supérieure en 1883.
Pendant la guerre 1914/1918, le château deviendra annexe de l’hôpital de Mayenne et accueillera en convalescence « les Poilus » blessés. Ceux-ci en reconnaissance offriront la statue de Jeanne d’Arc en bronze, placée actuellement au dessus de la porte d’entrée.
Jusque dans les années 1960, une centaine d’orphelins, une soixantaine de vieillards y vivront pratiquement en autarcie. Les plus jeunes étudient, font de la musique. En 1924, un « ancien orphelin » crée une fanfare qui animera pendant plus de trente ans avec succès, nombre de fêtes ou défilés dont la notoriété dépassera les limites du département.
En juin 1964, un incendie détruit une partie des bâtiments annexes qui sont alors agrandis et modernisés.
1972 marque un tournant important : un décret décide la fermeture de l’orphelinat mais l’établissement conserve sa structure de maison de retraite.
En 1983, ouverture du « Foyer de vie » accueillant une quarantaine d’adultes handicapés.
Aujourd’hui, cet établissement accueille une quarantaine de personnes en foyer de vie, et autant de résidents en maison de retraite.
|